Et si le secret de la longévité et du bonheur se cachait à l’autre bout du globe, au pays des cerisiers en fleurs ? Suivez le mode d’emploi nippon pour vivre (vraiment) mieux, dès aujourd’hui : équilibre, sagesse et petits changements au menu. On vous dévoile, avec humour et sérieux, les philosophies japonaises à adopter sans tarder pour faire mentir les statistiques… ou du moins les améliorer !
Le Japon, champion de la vie en bonne santé
En France, espérer vivre longtemps en bonne santé est déjà un bel objectif : 85,8 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes selon l’Insee. Mais visiblement, au Japon, on sait y faire un peu mieux : 88,1 ans pour les femmes, 81,9 pour les hommes ! Pourquoi ce petit écart alors que nos pays sont tous deux considérés comme « riches » ?
Certes, le porte-monnaie aide, mais il ne fait pas tout. Au pays du Soleil Levant, le régime alimentaire n’a rien à voir avec celui des Occidentaux : moins de viandes rouges, produits laitiers et sucres, plus de poissons, de fruits de mer et de végétaux. Selon l’Observatoire de la Prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal, cette longévité exceptionnelle s’explique aussi par une consommation élevée de poissons ou d’aliments d’origine végétale (le fameux soja, et le non moins célèbre thé). Les Japonais mangent donc beaucoup moins de viande (surtout de bœuf), de lait, de sucre et d’édulcorants que leurs homologues canadiens, français, italiens ou américains. Ajoutez à cela un état d’esprit singulier… et la recette commence à prendre forme.
Le stress, ce saboteur d’années !
Autre ingrédient essentiel : la zénitude. Une étude publiée dans Nature en septembre 2019 l’affirme : le stress grignote nos années en bonne santé. L’adrénaline (qu’on surnomme « hormone du stress »), déclenche la libération d’une molécule qui bloque les gènes protecteurs de l’organisme face aux agressions de type stress environnemental, chaleur, faim ou stress oxydatif. Et c’est là que la catastrophe cellulaire commence… vieillissement accéléré, cellules en berne, adieu nouvelle jeunesse.
On a beau se détendre avec des tisanes ou des huiles essentielles, ces astuces ne font que calmer la tempête, sans empêcher le cyclone de revenir. Les Japonais, eux, préfèrent couper le mal à la racine en adoptant une autre vision des choses. Place à la philosophie (et pas besoin d’un kimono pour l’appliquer).
Quatre philosophies japonaises pour changer la vie
- Oubaitori : l’art de ne pas se comparer
Idéal à l’heure où la vie des autres s’affiche (faussement parfaite) sur les réseaux sociaux ! En japonais, Oubaitori invite à s’inspirer de la nature, notamment des quatre arbres fruitiers qui fleurissent chacun à leur rythme (abricotier, pêcher, prunier, cerisier). Nous aussi, avançons à notre allure, sans jalouser celui qui va (apparemment) plus vite. Chacun son histoire, ses talents, ses ambitions ! Appliquée au quotidien, cette perspective rend plus heureux, plus serein. - Ikigai : le sens pour se lever le matin
Venu de « vie » et « valeur », l’Ikigai désigne ce qui donne du sens à notre vie et nous rend heureux. Pour le trouver, posez quatre questions : qu’est-ce que j’aime ? Pour quoi suis-je doué(e) ? Pour quoi suis-je payé(e) ? De quoi le monde a-t-il besoin ? L’Ikigai évolue avec l’âge, n’est pas forcément lié au travail et peut se décliner au gré des passions, des combats ou des idéaux. Pas d’inquiétude si la quête dure : la beauté est aussi dans le chemin… - Ichigo ichie : chaque moment, une première fois
Littéralement « une rencontre unique dans la vie », cette expression née de la cérémonie du thé rappelle que chaque moment, même répété, peut (et doit !) être vécu comme inédit, précieux. C’est une invitation à l’attention, à savourer chaque instant partagé, avec n’importe qui… y compris le collègue de la machine à café. - Kaizen : l’amélioration continue, à petits pas
Pas besoin de révolution pour changer de vie ! Le Kaizen, né dans les années 50 chez Toyota, consiste à s’améliorer un peu, jour après jour. Plutôt qu’un objectif géant et intimidant, on avance en petites étapes, plus faciles à tenir et sources de succès durable – comme les marathoniens qui grignotent 5 km, puis 10, puis 15 avant la grande course…
Le mot de la fin : à chacun son printemps
Ok, impossible de devenir Japonais en un claquement de doigts, ni de gagner trois ans de vie en pensant au poisson. Mais adopter un peu de ces philosophies dans son quotidien, c’est déjà semer les graines de la sérénité et de la longévité. Chacune et chacun à son rythme, car, comme les arbres du Oubaitori, la croissance la plus belle est celle qui nous ressemble. Essayez donc : sourire garanti, et qui sait… années gagnées ?












