Ni sport intensif ni régime miracle : le vrai secret des corps très minces dévoilé

Oubliez les clichés sur les marathons et les assiettes-légumes-vapeur à longueur d’année ! Une nouvelle étude vient chambouler nos certitudes sur les secrets des corps très minces. Et vous risquez d’être surpris : il ne s’agit ni d’un sport intensif ni d’une formule miracle venue de l’autre bout du monde.

Le vrai secret des corps très minces : l’étude qui bouscule les idées reçues

La quête du « mince sans effort » fascine, frustre, énerve… Pourtant, selon des chercheurs chinois, la solution est plus simple qu’il n’y paraît. Pas question de vendre une potion magique : selon leur étude parue dans la revue Cell Metabolism le 14 juillet, les personnes très minces… mangent tout simplement moins !

L’équipe s’est penchée sur des individus affichant un indice de masse corporelle (IMC) au plancher, comparés à des personnes à l’IMC normal. La conclusion est sans appel : ceux qui sont très minces sont même moins actifs physiquement. Finis les fantasmes du copain sec comme un fil de fer qui court le semi-marathon chaque dimanche, la vérité est ailleurs… et un brin moins héroïque.

Une étude cadrée : deux semaines d’observation, deux groupes

Pour scruter le phénomène, les scientifiques ont recruté 173 participants à IMC normal et 150 à IMC inférieur à 18,5. Chacun a été suivi à la loupe pendant deux semaines. On a mesuré leur consommation alimentaire et leur activité physique — mais petite réserve tout de même : l’apport alimentaire exact et le sentiment de satiété n’ont pas été renseignés précisément.

Que révèle la loupe scientifique ?

  • Les personnes très minces engloutissent environ 12% de nourriture en moins que les autres.
  • Elles sont aussi 23% moins actives physiquement que le groupe témoin à IMC normal.
  • En prime, leur dépense énergétique au repos ainsi que leur activité thyroïdienne (vous savez, la glande en forme de papillon qui s’agite dans le cou) sont plus élevées.

John Speakman, professeur et auteur de l’étude, avoue sa surprise : « Nous nous attendions à ce que ces personnes soient vraiment actives et aient des taux métaboliques d’activité élevés correspondant à des apports alimentaires élevés. » La réalité ? Tout l’inverse : faible contribution de l’activité physique, mais taux métaboliques au repos étonnamment plus costauds… liés, du moins d’après les mesures, à des niveaux élevés d’hormones thyroïdiennes.

Santé et perspectives : maigreur n’est pas maladie !

Puisqu’un régime frugal et une passion très modérée pour le sport définissent ce groupe, on pourrait se poser la question : et leur santé dans tout ça ? Qu’on se rassure ! Selon Sumei Hu, premier auteur et expert à l’Université de technologie et de commerce de Pékin, « leurs marqueurs de santé cardiaque, y compris le cholestérol et la tension artérielle, étaient très bons ».

La maigreur n’est donc pas forcément synonyme de faiblesse ou de carence généralisée, du moins sur ce plan. Et la suite alors ? L’équipe scientifique ne compte pas s’arrêter là :

  • Des études sont déjà envisagées pour explorer les différences génétiques qui pourraient distinguer ces profils extra-minces.
  • L’objectif ? Comprendre plus en détail le « phénotype » (autrement dit, les caractéristiques observables) de ces personnes, et les mécanismes insoupçonnés derrière cette particularité.

Le Pr Speakman insiste : « La prochaine étape consiste à mieux comprendre le phénotype lui-même et à comprendre plus clairement les mécanismes qui le génèrent. »

Conclusion : Pas de miracle, juste une équation simple… et un soupçon d’injustice ?

Alors, doit-on tout jeter par la fenêtre : haltères, chaussures de running flambant neuves, recettes pour booster le métabolisme ? Pas si vite ! L’étude rappelle une vérité parfois moins vendeuse : le secret des corps très minces, c’est souvent simplement manger moins, avoir un repos énergétiquement actif grâce à des hormones comme la thyroïde… et peut-être, bientôt, dévoiler la part de génétique dans l’affaire.

De quoi déculpabiliser (ou interpeller) celles et ceux qui ne rentrent pas dans un jean taille 34 en avalant trois tartines ! Le vrai miracle, finalement, reste le respect et la compréhension de la diversité de nos corps, et ça, aucune étude ne vous dira le contraire.

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