Le chou chinois, ce légume oublié, serait le meilleur allié anti-cholestérol selon la science

Qui aurait pensé qu’un habitant discret du rayon fruits et légumes, cousin de la laitue romaine et ancienne star de la cuisine asiatique, puisse devenir le super-héros de notre cœur ? Et pourtant, le chou chinois (ou pak choï, pour les intimes), ce légume qu’on croise sans le voir, revient aujourd’hui sur le devant de la scène scientifique grâce à ses incroyables atouts anti-cholestérol. Des chercheurs chinois se sont penchés sur son cas et le verdict est sans appel : le chou chinois mériterait une ovation dans nos assiettes !

Le chou chinois, ce grand oublié : Qui est-il vraiment ?

Avant que vous ne partiez en quête du pak choï chez votre primeur (ou en trottinant dans la première épicerie asiatique venue), une rapide présentation de la vedette s’impose. Avec ses longues feuilles vertes et frisées, sa tige blanche croquante et son léger goût épicé, le chou chinois a tout d’un champion. Cultivé comme une plante potagère, il s’invite régulièrement dans la cuisine asiatique où il est apprécié autant pour sa texture que pour sa saveur. Il ressemble à la fois à une laitue romaine bien bâtie et à un pied de blette décidé à faire sa révolution. Pourtant, il reste timide sur les marchés français, souvent éclipsé par les éternels choux-fleurs et brocolis.

Un allié de poids pour le cœur et les artères

Impossible de le nier : les fruits et légumes sont, d’après la science, des piliers de notre bonne santé cardiovasculaire. Mais à écouter la revue scientifique Food & Function, tous les légumes ne font pas jeu égal dans la cour de la protection du cœur. Les chercheurs chinois ont ainsi mis en lumière une famille spécifique de légumes, dont le chou chinois incarne la star, qui se révélerait redoutablement plus efficace que d’autres en matière de préservation cardiaque.

Plus fort encore, le chou chinois se démarquerait quand il s’agit d’abaisser le cholestérol, fameux fauteur de troubles appelé aussi principal facteur de risque cardiovasculaire.

La science s’invite à table : une expérience… chez les hamsters

Mais sur quels arguments scientifiques repose cette réputation ? Pour le savoir, rien de tel qu’une expérimentation (non, pas dans votre cuisine). Cinquante-six hamsters, qui n’avaient rien demandé à personne excepté une vie paisible, ont été répartis au hasard dans différents groupes avec des régimes alimentaires distincts durant 56 jours :

  • Régime normal (groupe A)
  • Régime riche en graisses (groupe B)
  • Régime riche en graisses + 5 % de chou chinois (groupe C)
  • Régime riche en graisses + 7 % de chou chinois (groupe D)

A intervalles réguliers (jours 0, 28 et 56), des prélèvements sanguins et hépatiques ont permis de suivre l’évolution du profil lipidique des cobayes à moustaches.

Et les résultats méritent le détour :

  • Le groupe qui suivait un régime gras sans chou chinois présentait des taux de cholestérol total et de triglycérides significativement plus élevés que le groupe à l’alimentation standard. Rien de très étonnant, me direz-vous…
  • Mais le groupe D, fidèle du chou chinois version 7 %, s’est carrément distingué. Chez ces hamsters, les niveaux de cholestérol total, de triglycérides et de « mauvais cholestérol » (LDL) chutaient de manière significative, tandis que le « bon cholestérol » (HDL) montait en flèche (toutes proportions de hamster gardées), et ce comparé au groupe B ultra-gras.
  • Le groupe C, lui, n’a pas vraiment changé la donne avec seulement 5 % de chou chinois : pas de modification significative des taux de bons ni de mauvais cholestérol.

À la clé : les hamsters du groupe D affichaient les meilleurs scores parmi tous ceux soumis à un régime riche en graisses. De quoi faire rêver le cœur… et envisager sérieusement le retour du chou chinois dans nos menus !

Pourquoi une telle efficacité du chou chinois ?

Mais quel est donc le secret de ce « super-légume » ? Si la magie n’a évidemment rien à voir là-dedans, les chercheurs suggèrent que sa richesse en fibres et en antioxydants, notamment les polyphénols, pourrait expliquer cet effet bluffant sur le cholestérol. Ceux-ci luttent contre l’oxydation du « mauvais cholestérol » et favorisent la protection cardiovasculaire.

Toutefois, même si le hamster a du mérite, il ne faudrait pas se précipiter tête baissée sur le premier chou chinois venu en espérant des miracles instantanés. Les scientifiques le rappellent, tout cela mérite d’être confirmé à grande échelle et, surtout, sur l’humain. Prudence donc, mais la piste est prometteuse.

Conclusion : Et si vous laissiez le chou chinois faire battre votre cœur ?
Finalement, qui aurait cru que ce modeste légume, boudé chez nous mais star ailleurs, puisse s’ériger en allié inattendu contre le cholestérol ? Facilement trouvable chez le primeur ou au supermarché, savoureux et diablement croquant, le chou chinois a de beaux arguments pour entrer dans votre cuisine. Pour ceux qui veillent sur leur santé cardiovasculaire ou simplement sur leur assiette, ce légume mérite qu’on lui accorde plus d’attention. Après tout, un cœur d’artichaut, c’est charmant… mais un cœur de chou chinois, c’est peut-être l’avenir !

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